CONTEXTE ET
OBJECTIFS


IDENTITé(S) SUISSE(S)

L’identité entraîne de l’inclusion et de l’exclusion. Elle crée des frontières claires entre le « nous » et le « vous ». Ce projet a pour but d’encourager les participant-e-s à aborder leurs propres conceptions identitaires et la grande diversité d’identités pour réduire ces frontières.

Le privilège de la majorité est de ne pas devoir s’occuper de sa propre identité. En revanche, la minorité est confrontée quotidiennement avec son « altérité ». Par conséquent, l’identité suisse reste vague, abstraite et contradictoire. Alors, développons ensemble des identités suisses qui sont contemporaines et orientées vers l’avenir !

Le trait d’union « – » dans le titre du projet représente un pont entre l’identité individuelle « i » et la Confédération Helvétique « CH » ou fédération des individus qui font partie de la Suisse.

Points de vue partagés

Avec ce projet, NCBI Suisse propose une discussion sur l’identité suisse et sur les privilèges relatifs. Une telle discussion contribue de façon primordiale à l’intégration et réduit la discrimination :

  • Ne pas utiliser l’identité pour exclure.
  • L’identité suisse est dynamique et multidimensionelle.
  • Dans le fond, l’identité suisse est pluraliste et influencée par tout le monde.
  • Avoir un rapport positif avec l’identité suisse aide à diminuer la peur d’être menacé par les identités perçues comme étrangères.
  • Les « identités avec un trait d’union » (afro-américain-e, italo-suisse,…) permettent aux migrant-e-s de s’identifier avec la Suisse sans nier leur provénance.
  • Développons ensemble de nouvelles identités contemporaines!

Vous trouvez une description détaillée des points de vue défendus sur les documents suivants:

Vers le document «Points de vue défendus» (version courte) (283 kB)

Vers le document «Points de vue défendus» (version longue) (348 kB)

ACTUALITÉ

En Suisse, il y a un grand débat à propos de l’intégration en échec et des « étranger-e-s ». Selon la loi, la population locale doit apporter sa contribution à l’intégration. Mais la façon dont cette contribution doit être réalisée n’est pas claire. De plus, il manque une réflexion sur l’identité suisse et comment elle se transforme en considérant l’époque de la globalisation et la Suisse comme pays d’accueil privilégié.

Dans plusieurs autres pays, les migrant-e-s peuvent se sentir comme faisant partie de la nouvelle patrie sans lâcher entièrement leur lien avec leur pays d’origine grâce aux « identités avec un trait d’union » (afro-américain, italo-suisse,…).  L’image dominante en Suisse est que l’on est Suisse ou pas. Mais les caractéristiques de cette identité suisse restent vagues et abstraites. La population locale est absente dans cette discussion. En revanche, les migrant-e-s sont d’autant plus sous le feu de la rampe de l’opinion publique critique. Ce sont seulement eux qui sont visible.

Depuis longtemps, c’est la droite politique qui a défini la vision positive et patriotique de l’identité suisse. Cela a rendu la tâche difficile à la gauche politique de s’identifier d’une manière positive à la Suisse et de faire référence à une fierté saine (estime de soi positive par rapport à l’identité au sens de NCBI Suisse).

En même temps, le nouveau terme « Suissitude » a commencé à marquer les débats de ces dernières années : La « Suissitude » a apparemment servi de valeur de reconnaissance positive attribuée à la Suisse. Toutefois, la question se pose de savoir si elle peut vraiment être mise en lien avec une identification positive à la culture suisse et dans quelle mesure elle ne reste pas une simple formule de marketing pour les montres, le folklore, etc. Mais le patriotisme de la droite nationaliste qui est incapable d’affronter l’histoire et la situation actuelle de la Suisse avec une vision critique ne correspond pas non plus à un concept réaliste d’une identification honnête, différenciée et positive à la Suisse.

Pour savoir comment devrait être une identité suisse réfléchie, éclairée et néanmoins positive, il n’y a que peu de réponses convaincantes. La question de ce qui est « Suisse » ou pas occupe une place centrale dans le débat mené par la droite. Il y existe même souvent l’idée que les migrant-e-s de certaines régions ne seront jamais reconnu-e-s comme de « vrais Suisses ou Suissesses » – peu importe leur degré d’intégration.

Le projet « i-CH » offre un échange passionnant, plaisant et enrichissant sur les identités suisses. Ainsi, nous, les personnes vivant en Suisse, prenons encore plus conscience de qui nous sommes et de ce qui nous unit.

OBJECTIFS

Le projet de NCBI « i-CH. Je fais partie de la Suisse », qui s’adresse à toutes les personnes habitant et/ou travaillant en Suisse, vise à renforcer la confiance en soi en tant que partie de la Suisse. Cela apporte une convivialité plus pacifique dans notre pays et diminue la xénophobie.

L’expérience de NCBI Suisse part du principe qu’une identification positive avec nos propres identités est la meilleure condition pour pouvoir se distancier d’une manière réfléchie des préjugés acquis et construire des ponts – c’est à dire des relations authentiques et solides– entre différents groupes.

Si nous connaissons nos propres identités nationales et en sommes fiers-ères, nous acceptons plus facilement les autres.

Pour y parvenir, nous poursuivons es objectifs partiels suivants :

  1. Favoriser la discussion sur « l’oppression intériorisée » par rapport aux identités nationales
  2. Renforcer la conscience de la fierté saine
  3. Rendre visible et discuter les privilèges liés à l’origine et à la nationalité
  4. Contribuer de manière constructive à une intégration positive
  5. Renforcer l’engagement des acteurs alliés et diffuser des instruments pour le travail dans le domaine d’« identités suisses »
  6. Questionner l’origine des identités suisses sur un niveau historique et sur un niveau personnel ainsi que renforcer la conscience de la multitude d’identités
  7. Permettre des identités suisses qui sont contemporaines, multiples, évolutives et orientées vers l’avenir
  8. Discuter et recueillir ce qui unit les personnes en Suisse